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Management : succès et limites des 5S

Largement adoptée dans le monde industriel et la construction automobile en particulier, la méthode de management des 5S est-elle la réponse à tout ?

Management : succès et limites des 5S Management 5S © Gautier Willaume - Fotolia.com

Originaire du Japon, la méthode des 5S a été conçue pour des usines de construction automobile comme Toyota et se développe de part et d'autre de l'Atlantique. Qualité totale, amélioration continue, chasse aux gaspillages de tous ordres : elle postule qu'un travail efficace et de qualité nécessite un environnement propre, de la sécurité et de la rigueur. Dans un article, publié en ligne, Marion Cocquet de planetefacility.com dresse ses avantages... et ses travers.

« Stéphane Harpluk, manager chez Parker Hannifin, confiait en 2005 à L'Usine nouvelle que les trois premières phases étaient les plus difficiles à mettre en place : « débarras », « rangement » et « nettoyage » obligent à faire un grand ménage et à revoir les méthodes de travail. (...) Les deux derniers « S » (ordre et rigueur) sont plus gratifiants et très appréciés ». Explication nécessaire puisque l'efficacité de la méthode repose, en principe, sur son appropriation par les salariés.

Les difficultés surviennent lorsqu'il s'agit de postes administratifs. Et, avec elles, le risque de tomber dans des travers autoritaires. « Les employés sont souvent, avoue Stéphane Harpluk, moins disposés à s'imposer le rangement codifié d'un espace qu'ils se sont approprié ».

 

Aux frontières du « paradis toyotiste »

Le Wall Street Journal décrivait, le 12 janvier dernier, la manière dont les « 5 S » étaient imposés dans les bureaux américains. C'est un ordre militaire que le salarié doit observer. Plus le droit de poser un chandail sur le dossier de sa chaise ou de poser sur son bureau des objets personnels : des inspections vérifient trimestriellement que la « rigueur » règne.

Adapter au forceps une telle méthode à une activité qui ne lui correspond pas pose problème. (...) Bernard Sady, auteur du blog « Pour un management factuel et humain », insistait en mai 2008 sur les nuances à apporter au « paradis toyotiste ».

Il ajoutait cette remarque : « le TPS n'est pas, à l'origine, un système fait pour les hommes ou pour humaniser le travail. C'est un système de compétition ». Le livre fondateur du système managérial nippon est L'esprit Toyota, écrit par Taiichi Ohno en 1978. Des hommes, il en est certes question... à l'avant-dernière page.

 

Didier Rougeyron

 

Lire l'article complet de Marion Cocquet sur Planete Facility

 

Les 5S sont les cinq verbes d'action (Débarrasser, Ranger, Nettoyer, Standardiser, Progresser) qui en japonais commencent tous par la lettre S (Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu, Shitsuke) et forment la méthode ou démarche connue sous ce nom.

« On commence par faire place nette en se débarrassant de l'inutile : les objets sont hiérarchisés selon la fréquence de leur utilisation : ce qui sert moins d'une fois par an est jeté, le reste est rangé à plus ou moins grande distance du poste de travail. La seconde étape est le rangement, la troisième est le « seiso », nettoyage et inspection d'ensemble pour repérer les anomalies. Les deux derniers « S » (seiketsu, maintenir la propreté et shitsuke : appliquer rigoureusement l'ensemble de la méthode) visent à rendre pérennes et efficients les premiers » explique Marion Cocquet.

Didier Rougeyron


wk-hsqe - 18/02/2009© Tous droits réservés


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