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Résidus médicamenteux dans l'eau : premiers résultats de la campagne nationale de prélèvements

Les premiers résultats de la campagne nationale d'analyse des résidus de médicaments dans l'eau a mis en évidence un quart d'échantillons positifs, selon l'Anses. La caféine, la carbamazépine et l’oxazépam sont les molécules les plus retrouvées.

Résidus médicamenteux dans l'eau : premiers résultats de la campagne nationale de prélèvements

Antibiotiques, hormones, antidouleurs, antidépresseurs, bêtabloquants ou contraceptifs... sont autant de substances rejetées dans les milieux aquatiques quotidiennement. Ces résidus sont soupçonnés d'être à l'origine de diminutions importantes de la faune aquatique et d'une féminisation de certaines populations. Si la communauté scientifique travaille depuis plusieurs années sur la question des risques sanitaires, leur dégradabilité, leur persistance ou leur réaction dans le milieu sont encore peu connues. Les médicaments sont en effet des substances biologiquement actives qui se caractérisent par une grande diversité de structure chimique.

Une grande partie de ces concentrations est due aux rejets des stations d'épuration qui, selon les scientifiques, ne constituent pas une barrière significative. Les résidus de médicaments, lorsqu'ils ne sont pas totalement dégradés dans l'organisme, sont excrétés dans les selles et les urines sous leur forme initiale ou sous la forme d'un ou plusieurs métabolites.

Un plan national de maîtrise des résidus médicamenteux dans l'eau a été lancé dans le cadre du Plan National Santé Environnement 2 (PNSE2) 2009-2013, co-piloté par les ministères de l'Ecologie et de la Santé. L'objectif de ce plan est justement d'améliorer la connaissance et de réduire les risques liés à ces rejets de médicaments dans l'environnement, alors qu'il n'existe actuellement pas de limite de qualité pour ces résidus dans les réglementations européenne et française.

Dans le cadre de ce plan, une campagne nationale d'analyse des résidus de médicaments dans l'eau a été menée de septembre 2009 à juin 2010. 45 substances pharmaceutiques d'origine humaine et vétérinaire ont été analysées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Les prélèvements ont couvert près d'un quart de la population en métropole et dans les DOM. Ils ont été effectués sur des ressources utilisées pour la production d'eau destinée à la consommation humaine (eaux brutes) et sur des eaux traitées.

''Des résultats conformes aux attentes'', selon les agences de sécurité sanitaire

Les premiers résultats de cette campagne ont été annoncés le jeudi 10 février par l'Anses et l'Afssaps. Ces résultats sont "conformes aux attentes", ont précisé les deux Agences. Sur les 45 molécules analysées dans les eaux traitées, 26 d'entre elles n'ont jamais été retrouvées. 19 de ces substances ont été détectées ''au moins une fois'', parmi lesquelles 5 étaient présentes à des concentrations ''trop faibles pour pouvoir être quantifiées''.

Pour environ 75% des échantillons d'eaux traitées ''qu'elles soient d'origine souterraine ou superficielle, aucune de ces 45 molécules'' n'a été quantifiée (hors caféine qui est aussi un marqueur de l'activité humaine). Pour les 25% d'échantillons ''positifs'' restants, les analyses ont en revanche révélé la présence simultanée d'une à quatre molécules. Hormis la caféine, il s'agit principalement de la carbamazépine (anti-épileptique) et de l'oxazépam (anxiolytique). 90% des échantillons ont présenté une concentration maximale cumulée inférieure à 25 nanogrammes par litre (ng/l), soit ''1.000 à un million de fois inférieures aux doses thérapeutiques'', selon les Agences. Mais pour 5% d'entre eux, elle était supérieure à 100 ng/l.

Concernant les eaux brutes, on retrouve les trois mêmes molécules (caféine, carbamazépine et oxazépam). Toutefois, 30 molécules ont été détectées au moins une fois (contre 19) dont 16 à des concentrations parfois plus fortes que dans  les eaux traitées. ''La valeur maximale retrouvée n'excède pas 450 ng/L et ne concerne qu'une seule substance'', expliquent les deux agences.

Les résultats de cette étude ont également montré que la carbamazépine pourrait constituer ''une molécule ''témoin'' attestant de la présence et de la persistance de médicaments dans l'eau''. Les trois principales molécules détectées feront l'objet ''d'une évaluation sanitaire et environnementale'' par les deux Agences.

Cette étude s'inscrit dans le cadre d'un plan interministériel d'actions sur les résidus de médicaments dans les eaux. La publication du plan d'actions est prévue pour le 1er trimestre 2011.

 

Rachida Boughriet

 

 


wk-hsqe - 21/02/2011© Tous droits réservés


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