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La viande synthétique, une solution pour nourrir la planète

Afin de réduire la pollution animale et subvenir aux besoins de la planète, des scientifiques américains et hollandais travaillent à la création d'une viande artificielle. 

La viande synthétique, une solution pour nourrir la planète

Après l'alimentation en éprouvette, au début des années 2000, pour ravitailler les astronautes*, voici le steak haché élevé en laboratoire...

L'idée consiste à produire une viande de substitution à partir de culture de cellules musculaires animales dans des bio-incubateurs géants. Si les résultats sont encore insuffisants, les chercheurs hollandais espèrent parvenir à leurs fins d'ici dix ans. D'ailleurs, leurs homologues américains du « New Harvest » (nouvelle moisson) estiment que le développement des technologies actuelles permettrait de fabriquer une viande capable de soutenir la comparaison avec les viandes hachées qui composent les hamburgers, saucisses et autres « nuggets ».

Doubler la production mondiale

Oui mais qu'est-ce qui pourrait inciter les consommateurs à troquer leur entrecôte contre une viande de laboratoire ? D'abord, la raréfaction programmée de la viande « sur pattes » et la préoccupation de l'environnement.

À l'horizon 2050, la planète devrait compter 9 milliards d'individus et autant de bouches à nourrir.  Selon l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), il faudrait presque doubler la production mondiale de viande (de 285 à 465 millions de tonnes par an) pour satisfaire les besoins de la population**. Ce qui entraînerait une pollution phénoménale !

En effet, 18 % des émissions de gaz à effet de serre sont aujourd'hui engendrées par la production de viande qui demande par ailleurs énormément de ressources et utilise une grande superficie de notre planète : les zones de pâturage représentent le quart de la surface des terres émergées, et 40 % des surfaces plantées en céréales servent à nourrir les animaux d'élevage. Sans parler des conséquences dues à la pollution par les déjections animales.

La solution du synthétique semble donc être la seule issue pour permettre aux hommes de ne pas renoncer à la viande. Les militants de PETA (Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux) offrent aujourd'hui 1 million de dollars à « qui trouvera une méthode permettant de produire des quantités commercialement viables de viande in vitro à des prix compétitifs d'ici à 2012 », rapporte The New York Times.

La viande in vitro, c'est « moins de souffrance animale » et, à cet égard, confie la cofondatrice de l'organisation PETA, Ingrid Newkirk , « un vrai don du ciel » pour limiter l'abattage annuel de 40 milliards d'animaux d'élevage.

 

Didier Rougeyron

 

* Les recherches sur la production de viande synthétique ont à l'origine été lancées par la NASA dans le but d'alimenter les astronautes lors de longs voyages vers Mars.

** Au début des années 1960, environ 70 millions de tonnes de viande étaient consommées chaque année.

 

Sources : lexpress.fr, climat2050.free.fr, scienceetfiction.blogspot.com

 

Selon une étude économique présentée à l'occasion du premier congrès sur la viande « in vitro », organisé en Norvège en avril 2009, le prix de la tonne de viande synthétique pourrait aisément être amené à 3 200 euros (soit un coût comparable à celui du bœuf européen), par une culture cellulaire intensive.

 

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wk-hsqe - 13/04/2010© Tous droits réservés


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