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Plus de vigilance sur les compléments alimentaires

Alors que le marché des compléments alimentaires tourne au régime survitaminé, l'Afssa lance un dispositif national de vigilance afin de mieux identifier les effets indésirables liés à leur consommation.  

Plus de vigilance sur les compléments alimentaires © c-chez-marc - Fotolia.com

En juillet 2009, la loi « hôpital, patients, santé et territoires » confiait à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) « la mise en œuvre du système de vigilance sur les nouveaux aliments, les compléments alimentaires, les aliments qui font l'objet d'adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique ainsi que sur les produits destinés à une alimentation particulière ». Un décret d'application fixera, au premier semestre 2010, les modalités de mise en œuvre de ce dispositif. L'Agence entame cette mission par une phase pilote sur la vigilance des compléments alimentaires* qui devrait permettre de mieux identifier les effets indésirables liés à leur consommation.

Des effets indésirables ? Pas seulement. Selon l'UFC-Que Choisir, « allégations trompeuses et slogans mensongers sont monnaie courante sur ce marché (d'après un test publié en novembre 2008). Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) montre que les mille qualités dont ils sont parés flirtent parfois avec la publicité mensongère, et que les fausses promotions ne sont pas rares. L'étiquetage n'est pas non plus au-dessus de tout soupçon. Au total, sur les 1 760 contrôles réalisés en 2008, 220 ont révélé des anomalies. Un tiers des 500 entreprises inspectées étaient en infraction ». Soulignons que si ces denrées alimentaires sont juridiquement soumises aux obligations générales du droit alimentaire, elles évoquent les médicaments par leur présentation sans être soumises à la fameuse autorisation de mise sur le marché (AMM) de l'industrie pharmaceutique.

Une charte qualité depuis 2007...

Comme le précisent Jean-Noël Négroni, directeur général des 3 Chênes et Aline Gerbe, responsable recherche et développement, « le laboratoire Les 3 Chênes n'a jamais eu pour vocation de soigner les maladies humaines, mais d'apporter du confort et du bien- être. Les messages auprès des consommateurs sont simples et clairs : les produits fabriqués par Les 3 Chênes sont des compléments alimentaires à base de plantes destinés à la forme, la beauté et le bien-être, et non des médicaments aux vertus thérapeutiques ». 

Pour tenter de clarifier cette situation un rien opaque, le SDCA (syndicat de la diététique et des compléments alimentaires), en collaboration avec Synadiet (syndicat des fabricants de compléments alimentaires), a établi en mars 2007 une charte qualité visant à sécuriser, chez les fabricants, la formulation, la fabrication et la commercialisation de ces produits. Cette charte aide les fabricants à mettre en place le système de contrôle HACCP, d'après la réglementation imposée au secteur agroalimentaire. Elle établit des lignes directrices sur la qualité et la sécurité à chaque étape de conception afin de garantir la diffusion de produits plus sûrs. Ainsi, « chaque laboratoire adhérent du SDCA doit faire respecter la charte qualité par ses fournisseurs et ses sous-traitants, et travaille à l'obtention d'un produit fini de qualité en terme de pureté, sécurité et composition ».

... un décret  paru en mars 2006

Afin de mieux définir les domaines de sécurité, validité et efficacité des compléments alimentaires, et d'étendre les mesures de protection du consommateur, précisons qu'une directive européenne impose une même définition de ces produits dans toute l'Europe, fixe des teneurs limites en vitamines et minéraux et prévoit un étiquetage plus détaillé sur chaque boîte. En France, un décret du 20 mars 2006 précise que « les ingrédients mentionnés à l'article 2 ne peuvent être employés dans la fabrication des compléments alimentaires que s'ils conduisent à la fabrication de produits sûrs, non préjudiciables à la santé des consommateurs, comme cela est établi par des données scientifiques généralement acceptées ». Le décret liste aussi les éléments autorisés pour la fabrication. 

La norme ISO 22000 qui intègre les principes du système HACCP est, à titre d'exemple, suivie par les Laboratoires Arkopharma. Ceux-ci s'engagent, à ce titre, à fournir à leurs clients et consommateurs des produits (complexes vitaminés, produits à base de plante...) sûrs et de qualité, « et de conforter leurs relations de confiance avec eux. Toutes les composantes (matières premières, environnement, procédés de fabrication, compétence des personnes,...) font partie d'un système évalué régulièrement dans un souci de performance et d'amélioration continue ».

« Les fabricants sont seuls responsables de la conformité des mises sur le marché avec les normes en vigueur, la sécurité et le respect du consommateur », rappelle la pharmacienne Peggy André sur Pharmasite.

 

Didier Rougeyron 

 

* Les fabricants et les distributeurs participent à ce dispositif à travers leurs obligations au titre de la sécurité des produits (articles L. 221-1 et L. 221-1-3 du Code de la consommation)

 

Sources : Quechoisir, JRCA, Arkopharma

 

Un secteur en pleine croissance

Vendus en pharmacie, en parapharmacie, dans les grandes et moyennes surfaces sous forme de gélules, de comprimés, de pastilles, de pilules, tisanes ou ampoules, les compléments alimentaires couvrent trois classes de nutriments : les vitamines et/ou les minéraux, les plantes et les produits naturels (la moitié du marché) et les complexes, associant différents nutriments et plantes, un secteur très actif à l'heure actuelle.

Les ventes de tous ces produits augmentent d'environ 15 % par an en France.

Dans un entretien accordé pour le Quotidien du Médecin, le Professeur Marie Favrot, directrice de l'évaluation des risques nutritionnels et sanitaires à l'AFSSA, précise que « la consommation des compléments alimentaires augmente chaque année, alors que, d'une part, l'on manque d'études qui permettent de montrer leur innocuité lors d'une prise régulière et prolongée et que, d'autre part, sont rapportés des accidents aigus ». Bien que le marché des compléments alimentaires en France soit en expansion, une étude INCA-2 montre que la consommation reste encore inférieure à celle des Nord-Américains. « Plus de 75 000 produits sont actuellement présents sur le marché américain pour une valeur de 25 milliards de dollars », rapporte Mariette Gerber, Présidente de la Société française de nutrition (SFN).

 

L'Afssa en figure de proue

L'Afssa est un établissement public indépendant de veille, d'alerte, d'expertise, de recherche et d'impulsion de la recherche qui contribue à la protection et à l'amélioration de la santé publique, de la santé et du bien-être des animaux, de la santé des végétaux et de l'environnement.

L'Afssa propose des solutions pour augmenter la performance de la décision publique et garantir un niveau de sécurité satisfaisant dans ses domaines d'expertise.

Afssa

 

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wk-hsqe - 08/12/2009© Tous droits réservés


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