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Cancers professionnels : des actions pour renforcer la prévention
Alors que Nicolas Sarkozy vient d'annoncer son Plan cancer 2009-2013, des experts se sont réunis la semaine dernière à l'occasion du colloque « Prévenons les cancers professionnels » organisé par l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et onze partenaires*, à Paris.
© Sirer - Fotolia.com
Le Plan cancer 2 s'attaque aux inégalités de santé et mobilise une enveloppe de 750 millions d'euros. Parmi les initiatives et les propositions qu'il contient, la mesure n° 12 concerne directement la prévention des cancers professionnels. Elle préconise notamment l'amélioration du recensement des cancers d'origine professionnelle ainsi que l'augmentation des contrôles des entreprises utilisant des cancérigènes. Des mesures qui font écho à celles proposées lors du colloque de l'INRS.
Bien que de réels progrès aient vu le jour en matière de santé au travail, il n'en reste pas moins que certains secteurs semblent mieux lotis que d'autres. La sensibilisation et les différentes réglementations ont poussé les professionnels à s'interroger sur leurs pratiques. L'entrée en vigueur de Reach a notamment insufflé une dynamique et surtout imposé le remplacement des substances dangereuses.
Sur son site internet, l'INRS rappelle que 10 % des salariés seraient encore exposés à des produits cancérigènes, chiffre non négligeable. Le Plan cancer parle de 2,3 à 5 millions de travailleurs exposés en France. Et l'Institut rappelle aussi qu'en ce qui concerne la santé et la sécurité des salariés, l'employeur est responsable. L'obligation de mettre en place des systèmes de prévention efficaces lui est donc imputable.
A l'issu de ce colloque, les scientifiques ont identifié quatre priorités d'action pour les prochaines années. « Il faut renforcer la politique d'information sur les risques ; repérer, supprimer et substituer les produits cancérigènes ; mener une action renforcée auprès des TPE et des PME ; enfin œuvrer pour une meilleure prise en compte des activités connexes à la production », ont-ils précisé.
Pour chacun des ces points, des actions concrètes ont été proposées. Pour exemple, concernant l'information sur les risques, celle-ci peut être accentuée par des formations continues et/ou par des visites bilan des risques professionnels.
Conscients qu'il n'est pas encore possible aujourd'hui de remplacer toutes les substances cancérigènes, les experts se sont interrogés sur la pertinence d'une structure spéciale qui assurerait l'accompagnement des petites entreprises dans leur gestion des risques. La question est posée...
Jena Bacha
* Les scientifiques réunis provenaient des structures suivantes : l'Afsset, la CNAMTS, le RSI (Régime social des indépendants), la MSA (Mutualité sociale agricole), la CNRACL (Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales), l'InVS (Institut de veille sanitaire), l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), l'INCA (Institut national du cancer), le RNV3P (Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles), l'AMEST (Association médecine et santé au travail de Lille), le Ministère chargé du travail et l'INRS.
Pour en savoir plus :
-
Agir sur le risque chimique cancérogène en entreprise (INRS)
- Plan cancer 2009-2013 (Ministère de la Santé)
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| wk-hsqe - 26/11/2009 | © Tous droits réservés |


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