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Le retour du « made in France »

Le gouvernement étudie l'idée d'une prime pour encourager les industriels français à relocaliser leurs activités dans l'hexagone. Ce qui est le cas d'une cinquantaine d'entreprises chaque année.

Le retour du « made in France » © christemo - Fotolia.com

Le signal d'un encouragement à la relocalisation a été lancé jeudi dernier par Christian Estrosi lors de l'ouverture des Etats généraux de l'industrie.

« Cela pourrait prendre la forme, par exemple, de primes à la relocalisation financées par l'Etat, variables en fonction des montants d'investissement et du volume d'emplois recréés », a annoncé le ministre chargé de l'industrie.

Dans cette même semaine, on apprenait que Gantois, leader européen de la tôle mécanique (industrie automobile), avait réinstallé ses machines à tisser le métal à Saint-Dié, quatre ans après les avoir transférées en Roumanie, ce qui avait entraîné la suppression d'une centaine de postes dans les Vosges.

L'accumulation des problèmes de qualité et les retards dans les livraisons ont poussé la direction du groupe à engager le voyage retour. Le fonds de pension anglais qui détient l'entreprise aurait perdu quelques 5 millions d'euros dans l'opération. Les actionnaires se sont rendus compte, comme l'explique Marc Toillier, directeur général de Gantois, que « tous les métiers n'étaient pas délocalisables ». Le délégué CFDT Michel Meltz dénonce, quant à lui, « un sacré gâchis humain »

Problèmes de non qualité au quotidien

On estime qu'une cinquantaine d'entreprises françaises, chaque année, rapatrient leurs activités dans leur pays d'origine. C'est notamment le cas de Carglass, Nathan, Jeanneau-Bénéteau ou Atol.

Parmi les principales raisons invoquées pour ce retournement de stratégie figurent les problèmes de non qualité rencontrés par certaines entreprises, des procédures trop complexes, les coûts cachés et les coûts de transport.

Il n'y a pas que les questions financières qui prévalent dans ce type de décision. Surtout dans l'industrie du luxe, où l'image est intimement associée à une exigence de haute qualité de la part de la clientèle... Par exemple, Gucci Group (PPR) choisit ses lieux de fabrication en Europe, là « où le standard de qualité est le plus élevé ».

Entre les défauts de fabrication et d'emballage, la casse, les délais de transport et le pillage de la propriété intellectuelle, Geneviève Lethu, entreprise spécialisée dans les arts de la table, a constaté que sa rentabilité ne passait pas forcément par une implantation lointaine de sa production. D'où un changement de cap radical. « Nous étions confrontés, chaque jour davantage, à des problèmes de qualité avec les fabricants chinois. L'exécution des commandes n'était pas toujours respectée, loin s'en faut. Le cahier des charges non plus », déplore Edmond Kassapian, le PDG du fabricant-distributeur.

Une association pour accompagner les entreprises

Selon Le Monde, le frein principal aux délocalisations est le lien de proximité nécessaire entre création et production, mais encore la difficile gestion à distance du contrôle qualité. « Délocalisation ou pas, le prix des produits délocalisés demeure inchangé dans le luxe », s'étonne ironiquement Maxime Koromyslov, professeur assistant de l'INC Business school de Nancy...

Pour autant, avec les difficultés que traverse le pays, l'aide à la relocalisation est sans doute plus qu'une déclaration d'intentions de la part du Gouvernement.

En attendant sa formalisation, pour accompagner les entreprises dans leur démarche de relocalisation, Majencia, Carglass, Atol et le cabinet Aides d'État Conseil ont créé en 2007 une association appelée « Comité des entrepreneurs pour un développement responsable de l'économie (CEDRE) ».  « Je suis certain que de plus en plus d'entreprises vont relocaliser parce que d'un point de vue économique, environnemental et social, elles n'ont plus le choix », estime François Gagnaire, directeur d'Aides Etat Conseil.

 

Didier Rougeyron

 

Sources : Europe1, Rue89, Le Monde, Economie et société 

 

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wk-hsqe - 26/10/2009© Tous droits réservés


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