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Actualités Santé - Sécurité

L'Afsset préconise de renforcer les actions de surveillance des travailleurs exposés au formaldéhyde

Dans un avis rendu ce mois-ci, l'Afsset attire l'attention sur les risques sanitaires liés aux expositions professionnelles au formaldéhyde et recommande de mettre en œuvre des solutions de substitution, de toute urgence.

L'Afsset préconise de renforcer les actions de surveillance des travailleurs exposés au formaldéhyde © Alexander Raths - Fotolia.com

Le formaldéhyde, également appelé méthanal ou aldéhyde formique, est un gaz incolore fortement irritant et classé cancérogène pour l'homme depuis juin 2004 en France. Selon les résultats d'une enquête de l'INRS, sa consommation française a atteint 126 352 tonnes en 2005. Près de la moitié de ce tonnage est utilisée dans le secteur de la fabrication de résines qui servent par exemple à élaborer des vernis ou des colles. Les secteurs de la fabrication de produits agrochimiques et de la fabrication de produits chimiques à usage industriel consomment plus de 40 % de la quantité annuelle, pour la production de désinfectants, antimycosiques et conservateurs.

De très nombreux secteurs industriels sont donc concernés par l'utilisation de solution de formaldéhyde ou de résines : le tannage des cuirs, la fabrication des panneaux de bois, de colles et gélatine, de caoutchouc synthétique, de produits pharmaceutiques, de moules de fonderie, de colorants, de pigments, d'huiles essentielles, de parfums, de savons, de détergents, de peintures, d'engrais, d'aliments pour animaux...

Selon la banque nationale des produits chimiques, il entrerait dans la composition de 5 % des produits chimiques. Plus de 200 000 salariés seraient exposés aux vapeurs de formaldéhyde en France à des niveaux qui dépassent souvent les valeurs limites recommandées, valeurs déjà supérieures à celles fixées dans d'autres pays. Les effets d'irritation liés au formaldéhyde sont de ce fait très fréquents et aujourd'hui 65 000 travailleurs dépasseraient la valeur limite d'exposition professionnelle proposée par l'Afsset (0,25 mg/m3 sur 8 h).

Si le premier effet est un risque d'irritation oculaire, des niveaux d'exposition élevés peuvent entraîner, dans 9 % des cas, des irritations plus graves des voies respiratoires, et des expositions répétées à des pics de ce polluant « peuvent conduire à un risque de cancer », prévient l'Agence, qui a réalisé une expertise sur le sujet à la demande du ministère chargé du travail.

 

Message à l'attention des industriels

Dans son avis, l'Agence recommande de toute urgence aux industriels de mettre en œuvre les solutions de substitutions et souligne que des exemples existent déjà dans l'agriculture et l'anatomopathologie. Elle rappelle qu'un site est mis à leur disposition pour partager leurs expériences et prévient que les substances libératrices de formaldéhyde, qui connaissent une utilisation croissante, souvent en remplacement du formaldéhyde lui-même, ne constituent pas un substitut valable puisqu'ils ne réduisent pas en général, les expositions.

Elle préconise de réduire dès à présent, en modifiant les procédés industriels, les expositions des travailleurs, notamment dans les secteurs à risques identifiés, tels que l'agriculture, la fabrication d'autres produits minéraux non métalliques, le commerce, l'industrie chimique, la santé et l'action sociale, l'industrie alimentaire, l'industrie textile, l'industrie du papier et du carton et la construction. « En cas d'impossibilité, il conviendra d'appliquer des mesures de protection collective et, si l'exposition ne peut être réduite par d'autres moyens, des moyens de protection individuelle » indique l'avis de l'Afsset.

 

Message à l'attention des pouvoirs publics

L'expertise demande en outre d'abaisser les valeurs limites d'exposition professionnelles existantes sur la base des propositions de l'Afsset, et de les rendre contraignantes. Elle réclame aussi le renforcement de la surveillance des travailleurs exposés en établissant un protocole de dépistage et de surveillance des pathologies liées à cette exposition. « Une vigilance accrue est nécessaire dans les secteurs d'activité identifiés comme étant les plus à risque et notamment dans les très petites entreprises, les petites et moyennes entreprises ainsi que chez les sous-traitants » souligne l'Afsset dans cette expertise, qui vient compléter de précédents travaux que l'agence a notamment réalisés sur la population générale ainsi que sur un protocole de qualification des émissions des matériaux de construction. Une mise à jour de ce dernier est d'ailleurs prévue pour cette année.

 

C. Seghier

Rapport de l'Afsset (pdf)

 

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wk-hsqe - 27/06/2009© Tous droits réservés


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