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Stockage du CO2 : le BRGM crée une unité dédiée à la sécurité et aux impacts de la technique

Face à la multiplication des projets de recherche et d'expérimentation dédiés au stockage du CO2 dans des formations géologiques, le BRGM crée une unité spéciale qui se concentrera sur les risques liés à cette technique.

Stockage du CO2 : le BRGM crée une unité dédiée à la sécurité et aux impacts de la technique CO2 © Goran G. - Fotolia.com

Technique prometteuse selon le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) pour limiter le rejet de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, le captage et le stockage géologique du CO2 est au coeur de nombreux projets de recherche aux niveaux national et international. Les projets européens CO2ReMoVe (2006-2011) et STRACO2 (2007-2009) par exemple s'intéressent respectivement au monitoring des sites de stockage et aux implications commerciales de la technique. Aux échelons nationaux, le projet CHARCO (2006-2010) a pour objectif d'expérimenter et de modéliser l'échange de gaz dans les charbons en vue d'un stockage du CO2 tandis que le projet GAZ ANNEXES (2007-2009) est destiné à étudier le rôle des autres gaz potentiellement co-injectables avec le CO2.

De même, les deux années écoulées ont vu le démarrage de plusieurs projets de démonstration et d'opérations industrielles incluant des instrumentations scientifiques et techniques : site de Sleipner en Norvège, stockage en aquifère profond off-shore à Weyburn au Canada, stockage en réservoir pétrolier couplé à la récupération assistée de pétrole à In-Salah en Algérie. Et ce n'est qu'un début puisque, selon le BRGM, le nombre d'opérations envisageables à partir de 2015 est élevé : on peut penser que quelque 3 500 opérations équivalentes à Sleipner (1 million de tonnes de CO2 injecté/an) verront le jour d'ici à 2050.

La question de la sécurité de la technique devient donc majeure. Convaincu qu'il est nécessaire de séparer clairement la fonction d'évaluation des risques par rapport aux autres travaux réalisés dans ce domaine, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) vient de créer une unité spécifique intitulée « sécurité et impacts du stockage de CO2 », regroupant les chercheurs et experts spécialisés sur ce sujet au sein du service en charge des risques naturels. 

Garantir la sécurité

Les caractéristiques du CO2 n'en font pas un gaz dangereux mais les quantités qui seraient stockées et la durée de stockage envisagée nécessitent des garanties. Compte tenu de la durée d'utilisation du charbon et du temps de résidence du CO2 dans l'atmosphère terrestre, le BRGM fixe à 1 000 ans environ la durée d'un stockage. « La technique ne pourra donc être généralisée au-delà des opérations de démonstration que si des garanties suffisantes sont apportées sur la sécurité et les mesures correctives possibles », explique le BRGM.

Les questions clés à résoudre seront notamment la compréhension des impacts locaux du stockage, notamment sur les aquifères d'eau potable situés au-dessus ou sur la stabilité géomécanique du réservoir et de la couverture.

Dirigée par Hubert Fabriol, cette nouvelle unité tachera donc d'analyser les scénarios d'évolution normale des stockages en aquifère profond et les comportements altérés (remontées de CO2), de caractériser les impacts sur l'environnement, en particulier sur les autres aquifères, de proposer des critères de sécurité et de contribuer à l'élaboration des réglementations françaises et internationales en la matière.

Rappelons que le cadre réglementaire européen a récemment été définitivement approuvé par l'ensemble des décideurs à travers l'adoption du paquet climat-énergie. Une directive relative au captage et au stockage du CO2 va donc prochainement être publiée. Pour les pays de l'UE qui souhaitent utiliser cette technologie, la directive définie les conditions régissant l'évaluation des sites de stockage, les procédures d'autorisation et la fermeture de ces sites. Les exploitants seront tenus de surveiller les sites de stockage et de faire rapport aux autorités aussi bien pendant la phase de stockage qu'après la fermeture du site et l'arrêt des activités. Reste à savoir désormais quels indicateurs de surveillance utiliser et quelles normes fixer. Ce sera l'un des axes de travail du BRGM.

 

F. Roussel

 

Une information Actu-Environnement


wk-hsqe - 28/04/2009© Tous droits réservés


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