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Actualités Santé - Sécurité

Santé et sécurité : les vertus du document unique

En milieu industriel, le correctif l'a souvent emporté sur le préventif. Il existe pourtant une palette d'outils efficaces... et quelques mesures de bon sens pour inverser les mauvaises tendances.

Santé et sécurité : les vertus du document unique Document unique © phalexcom - Fotolia.com

La réglementation santé et sécurité au travail impose à toute entreprise d'évaluer l'ensemble des risques dans un document unique et obligatoire. Cette contrainte peut représenter une bonne opportunité pour jeter les bases d'une démarche avisée et efficace. « Une politique de sécurité, c'est au départ de la motivation, puis des compétences souvent liées au bon sens et ensuite une organisation », souligne Jacques Bouvet, Président de l'AINF.

Après avoir dressé l'inventaire de tous les risques, l'entreprise doit identifier les mesures de prévention existantes et déterminer leur niveau d'efficacité. Ensuite, il faut mettre en place les actions et bonnes pratiques pour prévenir les risques.

Depuis 2001, les méthodes d'élaboration ne manquent pas. « Lorsqu'on aborde le sujet sans apport extérieur, la difficulté est de tout évaluer au même niveau, indique Youcef Hemimou, ingénieur à l'unité de management des risques de l'INERIS, alors qu'un risque d'explosion est incomparable à celui d'une chute ».

Le document unique doit donc devenir un vrai outil de prévention. Youcef Hemimou se souvient de ce fabricant de pièces automobiles qui dans le cadre de la réglementation REACH a fait l'inventaire de ses produits chimiques. « Cette analyse a bouleversé son approche des achats, du stockage, de l'introduction et de la manipulation de ces produits dans la fabrication... ».

 

Tenir compte du rythme de travail

Même constat pour ce qui relève de l'ergonomie au poste. L'heure n'est plus aux ajustements et aux corrections mais à des démarches qui conduisent à penser l'ergonomie de la machine ou du poste dès leur conception. Ce qui permet d'anticiper sur les TMS (troubles musculo-squelettiques), première cause de maladies professionnelles en France (en progression de 20 % par an).

« La nouvelle directive machine 2006/42/CE fixe des objectifs plus précis que la précédente, explique Elodie Falconnet, consultante sécurité au Cetim. Elle indique notamment qu'il faut tenir compte du rythme de travail des salariés. Mieux on se sent à son poste, mieux on travaille ».

S'appuyer sur les textes pour construire une démarche d'amélioration est sans doute la meilleure méthode.

« Lors du programme " Production performante " pilotée par le Cetim, il y a plus de trois ans, un consultant nous a accompagné pour réaliser un chantier 5S, explique Jean-Marie Gueguen, Président de Spirec, fabricant d'échangeurs thermiques et systèmes de climatisation (31 salariés). Grâce à cette sensibilisation, à raison d'une demi-journée par semaine, nous avons poursuivi, sur fonds propres, la démarche " Lean manufacturing ". Ainsi, d'une organisation artisanale, nous sommes passés à une production plus organisée avec des machines de soudure. Pour lutter contre les TMS, nous avons développé la polyvalence des opérateurs pour pouvoir les changer de poste et ne pas les exposer trop longtemps à des gestes pénalisants ».

 

S'appuyer sur des référentiels

La règle, en la matière, est de ne surtout pas hésiter à faire appel à des compétences extérieures. Il existe des référentiels permettant de manager la santé et la sécurité au travail, comme l'ILO-OSH 2001, le seul, dans le domaine, adopté par les pouvoirs publics, les entrepreneurs et les représentants des salariés. Il met l'accent sur la participation des salariés et la concertation avec leurs représentants.

Avec la certification OHSAS 18001, l'entreprise se dote d'une organisation qui implique la direction et les salariés. Afnor propose également un système intégré QSE qui rassemble le management de la qualité, de la sécurité et de l'environnement.

 

Didier Rougeyron 

 

Source : Mécasphère, le magazine des chefs d'entreprise mécaniciens (dossier complet « développer une culture sécurité » dans le numéro de mars 2009)


wk-hsqe - 09/04/2009© Tous droits réservés


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